Archive de l'auteur

Amoureux malgré lui..et surtout eux !

Il est 11:44 et je ne l’aime plus…
 

- Ça a commencé à quel moment?
- Je ne sais pas…elle était là…je l’ai croisée près des toilettes…
- Et?
- Je lui ai dit que je lui ferai la cour dans les prochains mois.

- Elle a dit quoi?

- Rien, elle a souri.

- Ensuite?
- Ensuite, j’ai tenu ma promesse…

- Ça t’a suivi combien de temps?
- Le temps? Ça dépend comment vous le quantifiez.
- Combien de mois?
- Je ne sais pas…
- Ça a commencé près des toilettes…et après ? Combien de temps?
- Je ne sais pas… ça a commencé depuis toujours…je l’ai aimé avant…

- Avant de la rencontrer?
- Oui…

- Qu’est ce qui vous plaît chez cette personne?
- Certainement son sourire, ses mains aussi…ou peut être quand elle ment…
- Que ressentez vous face à cette attitude comportementale?
- Je me sens heureux…Quand elle sourit…C’est cool…
- C’est cool? Que voulez vous dire par « cool »?

- C’est cool, c’est tout, ça ne s’explique pas… ça se vit…
- Y a t il d’autres moments où vous ressentiez ça, Ce « cool »?

- Oui à l’école quand j’avais des bons points…
- C’est le même sentiment de bonheur?

- Je ne sais pas …c’était pour dire quelque chose.

 
- Nous allons recommencer à partir des toilettes…
 

- Je n’ai plus rien à dire (entrave à une enquête).
- Est-qu’il y a eu relation sexuelle?

- C’est quoi une relation sexuelle?

- Est-ce qu’il y a eu pénétration?
- Oui, j’ai pénétré son âme (rires dans la salle).

- Ah oui ! C’est comment pénétrer une âme?

- C’est comme…vous vous rappelez… petit…, Mr l’inspecteur, et qu’on prenait de grandes gorgées de lait concentré au frigo? Le truc de chez Nestlé?
- Euuh oui…Oui…C’est comme ça pénétrer une âme?
- La jouissance est à peu près la même.

- Oui mais concrètement ça veut dire quoi?

- Ça veut dire ta mère est une grosse pute ! Voilà ! (insulte à l’encontre de la génératrice d’un agent public en fonction)

 
L’inspecteur claque la porte…
 

Le greffier, un mec pas très beau, pas très laid… un tunisien quoi :
- Vous devriez lui présenter des excuses.

- Je lui présenterai des excuses quand tu me présenteras ta sœur !

- Vous aggravez votre cas Monsieur.
- Ah oui? Je l’aggraverai d’avantage si je vous dis que vous faites un boulot de merde à noter tout ce que les gens disent au lieu d’écrire votre propre histoire?

- Je n’ai pas d’histoire à raconter, je ne suis pas malade moi !
 
Le lendemain, 12h :30
 

- On dit que vous êtes plutôt quelqu’un de « joyeux » de « taquin ».

- Il parait…
-C’était le cas avec elle ?

- Non, elle a une forme de sympathie qui t’empêche d’aller chercher une vanne machiste.

- Quand vous avez su qu’elle était « saine » et pas « touchée » par la maladie, ça n’a pas changé la donne?
- J’ai continué d’aimer l’idée de l’aimer…

- Il me semble que c’est une aliénation mentale…une forme de masochisme.
- Appelez ça comme vous voulez.
- Vous avez souffert?
- Non ! Une femme enceinte souffre-t-elle des coups de pieds de son bébé?

- C’est votre bébé?
- Mr l’inspecteur je vous trouve « exceptionnellement » con !
- Elle vous a refusé ses faveurs !
- Je ne mendiais pas des faveurs ! Je découvrais un diamant ! C’est différent !
- Et elle ? Elle a souffert?

- Oui je crois.
- Comment?
- Je pense qu’elle aurait aimé ressentir la même chose pour moi.

- Qu’est ce qui vous fait dire ça?
- Parfois, ça pétille l’espace d’un instant, mais ça ne prend pas, comme ce vieux briquet qui ne marche plus…
- Et elle a souffert de ça?

- Peut être que j’aime à le croire…en vérité, ça se pourrait qu’elle s’en fout éperdument.

- Quelles étaient et quelles sont vos relations avec les autres femmes? Ressentez vous la même chose par rapport à d’autres?

- Non.

- Comment vous expliquez cela ?

- C’est … C’est comme si le genre féminin s’est arrêté en elle.

 

Mr et Mme TMM

 

La TMM (tunisienne moyenne médiocre) aime son « copain »… Indépendamment de sa personne , elle aime son « statut » de copain, futur partenaire au jeu de la loterie à sens unique (voiture populaire, maison SNIT fil Mourouj , école privée pour le premier gosse , week-ends ennuyeux chez les parents )… Une TMM est toujours triste quand on l’abandonne, elle pleure… Non pas la perte de la « personne » mais la perte de « ses » projets…fait la victime pendant deux semaines avant de repartir à la chasse du garant de ses instincts reproductifs plus connu sous le nom de « frotti frotta » et autres choix du papier peint du foyer qui la verra malmenée dans tous les sens par Monsieur (TMM) .
 
Ce dernier est un être unique. Le tunisien n’a pas de crise d’identité, il n’a pas d’identité!… Il n’est personne, sa maman lui prodigue des conseils à coup de « non mon chéri, pas elle, on t’a vu traîner avec elle pendant toute tes années fac , hay la fille de ta tante flena… elle fait médecine »… Le TMM mâle hésite entre deux boules de glace, mais pas devant les siennes… Il n’épouse pas la fille qui le suce parce que « sa » femme ne devrait pas sucer… Parle de la gauche alors qu’il a du mal à reconnaître sa main gauche de sa droite… Dit « inchallah nchallah demain » pour dire « nikni ken jit »…

Le tunisien moyen médiocre a lu deux livres, mais fait toujours pencher la discussion vers ceux-là, place les deux phrases qu’il a soigneusement appris pour impressionner les deux étudiantes venues d’une zone rurale et fascinées par la capitale. Quand il rentre, il fait la vaisselle, comme une compensation de sa tromperie honteuse; le TMM épouse souvent sa cousine… »Lokza »… qui n’a jamais goûté à la bière, pieuse, pudique, elle a juste pris dans le cul vite fait entre 14 et 17 ans (vierge c’est important)… Non mais un truc banal, les gars du quartier quoi… Mais depuis, elle s’est résignée à aimer son prochain (ou son cousin) suite à une certaine idée de la promotion sociale dont l’éloquence de la cylindrée allemande de ce dernier est une parfaite illustration. Lle TMM a des idées sur tout, que tu lui parle de nucléaire ou de biscuit, il s’y connait ! Ne pas placer son avis serait certainement perçu comme un manque flagrant de culture qui nuirait à sa propre image d’être l’incarnation même de « tayib »… »tayib ja3ba »..

Un DIR RAB truc

Si t’étais une chanson, une bière, un i phone…

Si t’étais un tweet, une photo zippée, un satellite, Un tournevis

Une camisole, un clavier, une nappe, une montre

Un DIR RAB truc que je peux manipuler

Mais pas une personne! pas une personne!

Une personne c’est compliqué..

Ça a un pancréas des reins et un coeur

Et s’y aventurer en mettant les doigts

Ça serait avoir du pain sur les mains et du sang sur la planche

 

Et Si t’étais un livre que je résume,un mail que je supprime,

Une once d’or que je dépense, une idéologie que j’ignore.

Une idée, que je pense, une mélodie, que je danse.

une vie que je lui donne un sens…une blessure que je la panse..

Un DIR RAB truc que je peux manipuler !

Mais pas une personne! pas une personne!

Une personne c’est compliqué..

Ça a un pancréas, des reins et un coeur.

Et s’y aventurer en mettant les doigts,

Ça serait avoir du pain sur les mains et du sang sur la planche

 

 

Et pourquoi pas..Un cd que je grave, un canard, que je gave

Des lunettes que je porte , un mensonge que je gobe

un adverbe mal placé , une méche qui dépasse, un couvert..un vélo

Un DIR RAB truc que je peux manipuler

Mais pas une personne! pas une personne!

Une personne c’est compliqué

Ça a un pancréas, des reins et un coeur.

.Et s’y aventurer en mettant les doigts,

Ça serait avoir du pain sur les mains et du sang sur la planche

 

 

 

Un livre d’astrologie sur la table basse

Ta chemise à carreaux, une prison sans barreaux

Je serai une note, ton volume, Ton drapeau

Un pays Le stylo qui ne marche pas , les lacets de toutes les couleurs

un journal ,Un détergeant, un croisssant au beurre

Je me ferai un tableau excel et le maire de Sarcelles

Un DIR RAB truc que tu pourras manipuler

mais je ne serai pas ta personne..

Une personne c’est compliqué

J’ai des aléas…pas de seins… et peur

Et t’y aventurer en mettant les doigts

ça serait avoir mon sang entre les hanches ,et ta main sur ma tronche

 

Viens bordel!Viens

et je serais ton poisson rouge

Je serai dans le gouvernement

Je me ferai Skin, mouchard , notable pure souche

ministre, clochard et president qui louche

 

Viens parce que moi aussi… je suis une personne

 

Le cadeau d’annif

Bref, mes amis m’ont fait un cadeau d’annif.

Ce jour là j’avais 30 ans.

J’ai attendu toute la matinée pour voir si j’allais recevoir un colis. Je me suis levé, j’ai attendu le facteur près de la boite aux lettres. Là, je me suis rappelé que j’avais pas de boite aux lettres et que j’avais jamais vu le facteur. Du coup, j’ai été chez Christof et Léna, j’ai regardé dans la boite aux lettres, parce qu’ils étaient en vacances et que j’avais la clé de la boite et que c’est là que je recevais mon courrier. Y’avait trois lettres pour Léna, une pour Chri, une pub pour un mec qui réparait les ordis par télépathie et une pour moi. C’était Paul …

Paul emploi ! Et aucune mention à mon annif de sa part !

J’ai attendu plusieurs jours au cas où mais de toutes façons entre noël et le jour de l’an, les gens ont : – plus d’idées,

- plus d’argent,

- et plus le temps d’y penser

 

Depuis, je me suis tapé : 8 anniversaires, des gâteaux d’anniversaires alors que j’aime pas les gâteaux d’anniversaires. J’ai du trouver des idées, enfin j’ai plutôt cherché des idées que trouvé. On m’a demandé des photos, j’ai filé des photos.  J’ai dû écrire des cartes alors je déteste écrire des cartes.  De toute façon, je sais jamais quoi mettre sur les cartes. Du coup, j’attends de lire se qu’on mit les autres, finalement j’ai plus de place, j’écris « Bon anniversaire » en biais sur le côté et on voit plus mon mot. Après, j’ai dû chanter joyeux anniversaire alors que j’aime pas cette chanson (surtout lorsqu’elle est chanté en Allemand) et en plus tout le monde chante faux.

On s’est pris des cuites ça c’est sûr mais du coup je me rappelle pas toujours la fin des annifs.

Depuis j’ai lâché l’affaire, je me suis dit que j’attendrais mes 40 ans.

Puis un jour, je reçois un CD dans ma vraie boite aux lettres à ma vraie adresse temporaire. On est en avril, pâques est déjà passé, Je mets le CD, c’est le cadeau de mes potes.

Je regarde, je me poile, je suis super content. Je me dis que 4 mois ce n’est pas trop mal, tout compte fait et qu’ils ont été presque rapides. Maintenant va falloir trouver des idées pour leur rendre la pareil et ça …

Bref, mes amis m’ont fait un cadeau d’annif

 

Le cadeau d'annif dans 1 - Les textes à Ceced'z P1150168-Copie-300x225

Parce qu’il y a des révolutions permises et d’autres pas !

                

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Le poulet au whisky

Attention, recette à ne réaliser qu’en cas de grosse déprime :
Le poulet au whisky (lire attentivement la recette jusqu’au bout)
fameuse recette du poulet au whisky :

Prendre un poulet d’environ 1,200 Kg et une bouteille au whisky.
Prévoir du sel, du poivre, de l’huile d’olive et des bardes de lard.
Barder le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet d’huile
d’olive. Préchauffer le four à température moyenne (220° ou
thermostat 5) pendant 10 minutes.
Pour attendre, se verser un verre de whisky et le boire. Puis mettre
le poulet au four dans un plat de cuisson approprié. Se verser un
verre de whisky et le boire. Puis un autre pour attendre un quart
d’heure.
Après un quart beure, fourrer l’ouvrir et surbeiller la buisson du
boulet. Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler une bonne
rasade. Après un tard …. un far t’heure …. un moment quoi,
dituber jusqu’au bour. Oubrir la borte, reburner, revourner, …..,
mettre le noulet dans l’autre sens.
S’asseoir sur une butain de chaise et se reverdir quelques verres de
wizby. Buire, tuire, cuire le loulet (et loulééé) bandant une deni-
heure. Et hop ! un berres de blus. Se rebercer une bonne voulée de
poulet, non de visky. Rabasser le loulet (l’est tombé bar terre !),
l’ettuyer et le voutre sur un blat.
Se béter la figure cause du gras sur le barrelage de la buisine. Ne
pas essayer de se relever. Déciver qu’on est bien par derre et binir
la mouteille de misky. Blus tard, ramber jusqu’au lit, dorbir ze qui
reste de la nuit.
Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzeir, manger le poulet froid
avec de la mayonnaise en tube, et nettoyer le bazarl dans la cuisine

لا عيد لا ميلاد و لا سعيد

Mon arabe approximatif ne me pose pas de soucis..ça m’est venu..je l’ai écris..ou pltôt je l’ai vomi..une grande pensée à Alla2 ABD El Fateh..qui pendant ce temps là..est entre 4 murs..c’était son anniversaire y a une semaine..courage l’ami !

ps: un petit jeu avec El Motanabi s’est invité..
 

لا عيد لا ميلاد و لا سعيد
تحيّة التونسيّ البليد
إلى أخانا في الجبهة العتيد
لا أنا شاعرو لا أنا بارع في التدوين
أمقت قواعد العاروض و أهوى زغاريد الباعوض
إذا حطّ علي جبن جبين جنديّ: آرتبك
و كنّا باعوظا لا نحقد
و كان باغوضا لا يفهم
 
الجنديّ ليس لحرّ صالح بأخٍ
و أخوتّك لا تطيق إنخفاض الأسعار
فهي وليدة التحرير وساحته المسار
أنت الفيل و الجيش فار !
يال العار! يال العار !
شعار رُفع، غاب العنكبوت
دخلت الغار !
تسألني والدتي »ما الذي صار؟ ما بها السّاحة: نار و غبار..ماله هذا الشاب؟ »
هذا الشاب تاب !
هذا الشاب قُذف في صدره قضيّة
ذخيرته « فكرة » و كان خير وصيّة !
لمّا نامت نواطير مصر علي ثعاليبها
صرخ في النيل فأيقض ثعابينها
و الوثائقيّة صرّحت أنّ الثعبان لا يخاف العسكر
فأنت في سجن حكمهم
و لكنّك مقبرة أحكامهم!
 
العلا نفسه لا يعلو علي علاء
فما بالك بأشباح البلاء؟
نتفشّي فيهم كالوباء
نريد حريّة و القربان دماء
دفعنا الضريبة للجلاّد و لسماء
و حقّك علينا الولاء أو الفناء !
إنّ بعد القمع عقما
إنّ بعد الظلم بؤسا
هطلت الفضائيات يأسا
لكننّا هنا !! آنظر علاء
نرقص علي قراراتهم رفسًا!!
نعانق أملا ! كأسًا و فأسا
 

                                                         alla2.bmp

 

..Il s’appelle « Ja3ba…Tayib Ja3ba ».

..Il s’appelle « Ja3ba…Tayib Ja3ba »…une vulgarité suffisament pour blesser et pas assez pour faire « virile » juste ce qu’il faut pour te mettre mal à l’aise..tu lui dis « moi , j’aime le bleu » il te réponderait « billahi barra nayik , ena 5ali 9ali le rouge wa7dou..mouk ta3rfou 5ali mohsen.. » et nous revoilà encore embarqués dans la vie de ceux qu’il croit être « un exemple ».. »ses » exemples..mais comme il se trompe jamais..le temps d’une soirée..ça sera « tes » exemples à toi aussi..tu murmure dans ton coin « yna3n zabborom ha lila il 9a7ba »..tu croises le regard de la personne responsable de ta présence dans cette soirée pour pseudo humains..à mi chemin entre Bobo à la française et PD arabes serieusement refoulés..apres la revolution..il a soigneusement appris deux refrains à Imam..ça fait « classe »..j’ai dit « connais pas! »..la petite bourgeoisie a deux problemes … le premier c’est de vouloir le monopole artistique ..le second oublier le plus rapidement possible le village natal du papa..d’ailleurs quand tu lui demandes de quelle origine il est? il marmonne rapidement le nom du village avant d’enchainer avec « mais il a vécu toute sa vie à tunis !..maman ELLE est tunisoise..une grande famille »…

- kebdi ( yitbahlil): ah bon ils sont si nombreux?
- hahaha non ! d’origine turque !
- ah ! Quelle honneur d’être à la table de descendants turcs chassés au Balkan et de l’arriére arriéré d’un propriétaire foncier qui a fait fortune en donnant la liste des fellegas aux français..
- Qu’est ce qui t’arive kebdi?
- rien ! nfa5tli krariz ommi..

Le couteau à beurre (ou la théorie de la rupture sans sel)

Elle a pris son sac, ses distances et aussi la fâcheuse habitude de me demander si « il y a moyen nous deux » … Moi, j’ai changé de chaine (pour marquer l’insouciance vis à vis de la discussion et nullement à la quête d’un documentaire sur la reproduction des tigres tibétains). Avec la chaine, j’ai changé d’humeur et invoqué le dieu « silence » et comme il était d’or.

Ca allait bien avec ma mine : grise à rayures d’échecs que porte fièrement ma gueule comme porte ses décorations, un général déchu.

Un léger son parcourait la chambre … je suppose qu’elle parle … elle était comme le papier peint d’ une maison ordinaire … on y prête plus attention au bout d’un moment … moi … trop occupé à calculer … le poids de l’évidence et la distance qui me séparait d’une autre … lançant à échéance régulière « oui..c’est pas faux.. » (expression soigneusement apprise qui ne veut rien dire .. mais laisse le doute) motivait le prolongement de ce qu’elle a appelé « les points sur les i ».

Moi je ne voulais mettre des points nulle part … d’ailleurs à part les œufs dans le même panier et une partie de mon anatomie dans une bouche qui traine, je n’ai jamais su mettre quelque chose quelque part et encore moins à sa place !

Elle parlait toujours, utilisant un jargon pour le moins particulier … y avait des mots tels que « confiance », « partage », « avenir »… en prenant soin de mettre des termes directement empruntés au monde de l’immobilier. Je me souviens notamment de « construire » et « contrat »..; la pauvre !

C’est pas de sa faute non plus si le tigre Tibétain, au moment de l’éjaculation, saisit sa femelle par la peau du cou … et que je ne le savais pas !!

Ce dont j’ai spécialement horreur dans ses moments, c’est la traduction de la colère par des gestes brutaux tout bêtes : claquer une porte, jeter le briquet d’une manière à faire un max de bruit sur la table ou encore pousser le verre un peu plus loin alors qu’il n’avait nul besoin de changer de position.

Ces petites manifestations d’agression m’insupportent, d’autant plus, que toute personne normalement constituée, aurait tendance à réagir souvent par une autre agression.

Comme je n’ai jamais été vraiment normal, j’avais développé une méthode unique de prendre une indifférence faciale. Aucune émotion ne doit paraitre, aucun comportement suspect qui pourrait laisser sous entendre que je subis un malaise quelconque. Une passivité qui rappelle Brassens sur scène. Elle a beau écraser sa cigarette le plus sauvagement possible, elle ne se sentira que comme une souris à côté d’un éléphant, qui se tue à faire de la poussière…

Les moyens de communication traditionnels n’étant plus à l’ordre du jour, une consolation sous forme de câlins étant formellement pathétique, il ne reste que ce qu’il y a de pire dans un caractère humain : la mesquinerie… l’interaction orale reprend à coup de « on mange ici ou on sort ? » et dans des cas ultimes simuler la réception d’un texto, foncer les sourcils et sortir un fameux « je dois partir , j’ai à faire »…

Le plus douloureux dans une situation d’amour à sens unique, c’est le sentiment d »injustice » et cette faculté à te mettre dans la peau de la victime. La même personne qui te supplie de la reprendre, a ignoré au moins 2 prétendants dévoués, aimants et intellectuellement intéressants. Elle fout son weekend en l’air à cause de toi, et toi, t’aurais fait exactement la même chose avec une autre personne, mais comment font ces autres à qui tout réussit ? (merci Céline, c’est la première fois que tu sers à quelque chose).

Vous connaissez la réaction débile de répercuter ceci sur les autres ? Cette envie de vengeance que tu développes, comme tu as souffert de son indifférence , tu fais souffrir ceux qui veulent bien de toi ? J’ai jamais compris ce mécanisme, un mélange de sadisme et de règlement de compte aux couleurs d’une certaine forme de justice que tu te rends à toi même. J’ai poussé ceci au stade le plus profond à chuchoter à l’oreille de celle qui veut bien le prénom de l’autre … ça m’amuse … mais j’ai jamais dit que je suis équilibré. J’ai beau tout lire Ibn arabi (le traité de l’amour est excellent), tout Freud et tout Sweig, je comprend pas comment on peut être attaché à quelqu’un aussi « follement ». Et puis le temps où tu comprends que c’est mort … déjà que tu lâche les sincèrement amoureuses au bout de 4 mois, qu’est ce qui se passera avec une gamine rurale encore fascinée par un moteur de voiture ?

Le souci avec ça, c’est les expressions « ça passera », « t’en trouvera d’autre », « tu mérite mieux que moi » et autres conneries du genre inventées par une bande de loosers (appelé aussi amis) qui n’a jamais pu mettre la langue dans la bouche de l’aimé(e) … ça passe pas rabbbik ! ça passe pas !

J’en veux pas d’autres ! je la veux elle ! Pas plus belle, pas plus intelligente, pas plus riche, elle ! Juste elle !

M’infliger une autre c’est exactement comme une prothèse à un unijambiste, ça remplace pas une jambe … ça atténue .. mais perso, soit je cours, soit je rampe … marcher en déséquilibre c’est pas mon truc … L’impression de marcher avec des braises dans une chaussure trop petite acheté au marché noir à Maurice … (et en plus une chaussure de contrefaçon !)

Vous savez mes amis, il m’a été raconté que le fait de côtoyer l’être aimé et en être séparé est plus terrible que de ne pas l’avoir du tout ! (le fameux « mieux vaut être seul que mal accompagné », lancé par les mêmes amis (?) qui ont trouvé un nouveau prétexte pour sortir et aller picoler sous prétexte de te remonter le moral …).

Je suis assez sceptique par rapport à ça. Les ex-couples, au moins, ils ont des souvenirs, un truc sur quoi pleurer, des moments qu’ils peuvent se remémorer … mais quand t ‘as rien ! (On me signale dans l’oreillette que la véritable mythomanie serait née de là, et se diagnostique surtout sur les puceaux de la vingtaine). Variante : tu t’en crées des souvenirs mais avec de la vodka et du prozac (tu vois l’aspect des souvenirs en questions !), c’est pas très bon, surtout quand tu manges une fois sur six (avec tout de même la vertu de faire perdre du poids et te donner encore plus sale mine).

Et cette putain de fixation que tu fais, à l’imaginer dans tout les états possibles. A t elle mangé ? A t elle téléphonée à un autre? Boit elle beaucoup ? A t elle des complexes ?

Mais « L » est si bizarre, pour tout vous dire, elle est encore plus bizarre que moi ! Quand elle est là « tout est personnel et intime » et quand elle n’est pas là « elle flotte », un besoin demesuré d’être rassurée mais pas pour autant que ça va l’amadouiller, et une tendance maladive de « considération » et de « reconnaissance » par la voie « intellectuelle ». Parfois je lui demande d’arrêter d’être intelligente, c’est frustrant, tomber amoureux d’une fille intelligente est un manque lamentable d’imagination ! On m’a toujours conseillé d’être le plus intelligent, ce qui ne m’a jamais mené à grand chose, une sorte de quête du Graal de l’amour … j’ai dû me résigner …

Et puis il y a la fameuse et excellente proposition de lien d’amitié à la place, ça c’est le comble de la compensation fantôme. C’est comme passer un bout de pain à un perdu assoiffé dans le grand canyon … ça sert à rien !

« T’a pas envie de gâcher notre amitié ? », mais j’en ai rien à foutre de ton amitié ! J’ai 350 amis rien que sur Facebook, qui instantanément viendront comme des vautours sur un cadavre lorsque mon statut « en couple » sera modifié ! C’est pour te dire si je sais en faire des amis, et puis je n’ai aucune envie d’être l’amie d’un corps que je désire autrement ! Ti zab aime moi juste un peu et peut être même que je serai tendre avec toi ! va savoir !

J’essaie parfois dans un excès d’euphorie causée par une prise exagérée d’alcool accompagnée de tout ce que des poumons et des narines peuvent supporter, d’imaginer un pays où l’amour serait sous l’emprise de l’Etat.

Le processus est assez simple, tu présentes un dossier complet avec : les éléments sur l’être aimé, une lettre de motivation (pour les chômeurs de longue date ou les fils de famille bourgoise, on l’articule autour de 3 paragraphes : elle, moi, nous), un cv sur une page (comprenant anciennes conquêtes, maladies honteuses et compétences sexuelles) et un quitus.

Le matching s’opère au niveau national. Il ne doit pas en avoir 10 qui connaissent Benshetrit donc tes chances sont grandes de l’avoir. Intervention sous ordre ministériel, avec un ordre de perquisition de son âme et le papier qui atteste que c’est toi.

En même temps, c’est emmerdant quant on t’impose quelqu’un … (comme si un chasseur allait faire ses courses sur le marché …)

Bon, l’idée est mauvaise, sauf si je suis le premier à déposer, puis on annule juste le temps que je me l’approprie une semaine, non, un mois, ensuite on revient à l’ancien régime ou bien on en invente un nouveau.

Des classes sociales selon leurs degrés d’amour, ceux qui aiment violemment représenteraient l’aristocratie de l’amour, avec une bourgeoisie ancienne qui a fait fortune en aimant follement, la petite bourgeoisie qui a découvert l’amour tardivement et qui  jouit de ses effets avec exubérance avec des bisous en veux tu en voilà,  place publique et parkings privés. Puis la populace, la force prolétaire de l’amour, ceux qui ont passé leurs vies à bosser pour accumuler des richesses et n’ont jamais vraiment pris le temps d’aimer. Le risque d’une lutte des classes serait quasi nul, ceux qui n’ont jamais connu l’amour ne peuvent pas connaitre le bonheur qui s’en suit et donc ne réclameront pas un statut autre que le leur! la régulation de cette société serait spontanée, un aristocrate de l’amour peut facilement dégringoler au rang de prolétaire si la souffrance d’un départ lui est insupportable. Les prolétaires ne seraient pas forcément les plus malheureux, chacun sa vérité, l’infidélité serait un fléau qui ravagerait la classe populaire mais ils s’en foutent du moment où ils ne ressentent nullement le besoin de s’accaparer exclusivement l’attention de l’être en face. Contrairement à l’aristocratie où les crimes passionnels seraient la principale cause de mortalité…la preuve en fait :

Quand elle avait finit de mettre les points sur les I et mes nerfs en pelote, elle m’a regardé d’un air assez inquiétant. Je n’avais pas lu de détresse ou une sollicitation d’affection cette fois, ni même cette posture de chien battu, non ! Cette fois c’était effrayant, y avait une haine, une telle haine … j’avoue que j’ai eu peur mais vraiment peur. J’ai bien fait d’éviter son regard. Dans un geste extrêmement brillant ayant pour illusion de saisir mon paquet de clope, j’éloigne discrètement le petit couteau dont elle s’est servi pour étaler son beurre … j’étais sûr qu’elle était capable de me descendre avec … et l’éléphant se méfie désormais de la souris et la poussière lui semble un brouillard dérangeant. Mais elle était finalement plus « stable » que je ne le croyais, elle a finit par se lever et sans trembler de la voix elle m’a dit « t’es qu’un grand con ! « .

Le temps de m’assurer du bruit de ses pas sur les marches qui marquaient la fin du cauchemar, je me roule un pétard en regardant des pubs pas drôles, puis l’ordi sur les genoux, me chauffant agréablement l’entre jambe, je clique sur le prénom de L et je commence : « il n y a que toi qui peux faire ce qui lui plait, mais ça me dérange d’avoir le sentiment de te tromper alors que t’en a rien à foutre ! »… elle a répondu par une chanson de Blues, j’aime pas le blues (et elle le sais bien), j’ai l’impression que c’est toujours la même chanson et je comprend pas les paroles. Exactement ce qu’elle ressent pour moi ! Elle a l’impression que c’est toujours la même chanson et les paroles en l’air ne la touchent pas plus que ça … vivement que je saute d’un immeuble avec un parachute sur fond de feux d’artifices à son nom…

Le laboratoire (GAK : Graine de l’amour kebdien) est réputé pour avoir décelé la cellule responsable de l’émission de ce sentiment. Les citoyens de ma société, celle où l’amour régira la vie sociale, subissent à l’âge de 18 ans un dépistage obligatoire de la Graine de l’Amour. On désamorce ses effets dans le cas des personnes extrêmement émotives, et même, pour les plus déterminés et sous leurs unique volonté, on peut même l’enlever carrément. La majorité de la classe prolétaire est totalement démuni de cette cellule. Ils ne sont pas plus malheureux pour autant, ils choisissent leurs partenaire par le degré de « correspondance de l’échange », une relation pour eux est un échange où les deux partenaires gagnent;

Un moche riche épouse une belle pauvre, quoi de plus logique? Un intello doué pour les études juridiques épouse la fille d’un grand juge et prof de ce dernier qui lui légue naturellement son cabinet. Ces gens là monsieur , vivent bien et en parfaite harmonie! Les moches pauvres doivent obligatoirement être soit extrêment intelligents, soit extrêmement gentils sinon ils n’auront pas trop le choix pour trouver quelqun qui aussi est soit trop moche soit trop gentil…d’ailleurs les moches en couple se disent ils mutuellement «   t’es beau ! ».. »tu es belle ! »..

y a pas de morale à cette histoire, peut être un conseil, un tout petit qui pourra vous aider considérablement à dépasser tout ça sans avoir à passer par la case « c’est une pute » et encore « les hommes sont tous pareils » : c’est de maitriser la vanité de croire que vous êtes « important » et « unique ». Se consoler en se disant que « en fin de compte c’est elle (lui) qui perd » n’est pas vrai, c’est toi et toi seul qui perd, alors sois juste un bon perdant!! et puis plus vite tu laisses tomber, plus t’as le temps de t’apitoyer sur ton sort..

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Anti-végétariens

Végétariens du samedi soir : vos gueules ! Vous avez peur de caresser un chien, et à l’occasion d’un documentaire (Earthlings pour ne pas le nommer) , vous découvrez, ainsi qu’une bande de retraités allemands, et de trois femmes qui ont dépassé l’âge et à qui on a refusé un abonnement à « ni putes ni soumises » ; une vocation des plus ubuesques «végétariens et fiers de l’être». Enfin, un petit bout de céphalopodes ou une langouste de temps en temps, ah tiens : une coquille Saint-Jacques ! Les coquilles saint jacques, de par leur nature de coquille : ne souffrent pas ! D’autant plus qu’elles ne sont pas accessibles à la populace, cruelle et grossière et se gave de viande rouge en rêvant de la révolution de la même couleur !

Vos gueules ! Militants du weekend (parce que au cours de la semaine trop occupé à jouer au bridge) d’une cause des plus ridicules, quand deux millions d’haïtiens crèvent de faim sous des tentes (même pas de chez Décathlon, et donc le caractère étanche est probablement médiocre). On s’en branle si ceux qui beuglent, piaulent, huent et carcaillent souffrent !

Vos gueules ! Gros mesquins qui se reconvertissent de Bimbo (BB pas l’autre) en défenseur farouche de Bambi (le faon pas le pédophile), lobby de suceurs de bonbons à la menthe (qui malgré sa notoriété n’a pas grande influence dans des pays comme l’Ethiopie et l’Erythrée) , vous qui après des années à vous languir de Chateaubriand toute la journée jusqu’à éternuer du Cholestérol , vous passez deux dollars à Greenpeace et vous vous retrouvez le samedi soir (puisque vous êtes asexué ou moche pour trouver quelqu’un ou pauvre pour vous payer une pute) pour dresser votre cheval de bataille
(Une envie de Cervelas de cheval gratinés au comté me prend subitement) :
«Un homo sapiens végétarien, pour une race plus humaine»

Vos gueules ! En 2010 7 million de nigériens sont menacés de famine (j’emploi le terme « menacés » pour atténuer la cruauté du terme « souffrent »), plus de la moitié de la planète vit avec moins d’un dollar par jour (ça m’étonnerai donc qu’il puisse s’offrir un double Cheeseburger), on s’en fout ? ah oui c’est vrai ! Du haut de la Colline de la condescendance colonialiste berceau d’Organisations avec des noms si stupides , qu’on se demande si vous faites pas exprès pour vous foutre de la gueule du monde Exp : Amis Nancéiens des Petits Frères des Pauvres (c’est pas une blague l’asso existe !) , à nous dire ce qu’on doit faire , ce qu’on devrait manger et pas manger, ce qu’on devrait penser , et même contre-penser ! À créer le Marketing et l’antipub, la culture et la contre culture ! Vos gueules !

Les plus habiles verront une déviation de la problématique, il n’en est pas moins que j’y suis ! Ce n’est pas moi qui me trompe de sujet, c’est le sujet qui, à la base, est mal posé !

Ça me rappelle une histoire, des plus malheureuses, témoin de la grande vanité humaine, que j’ai soulevé il y a un peu plus de deux ans, la fameuse pétition signée dans les rues de Bruxelles un été de 94 pour évacuer les chiens des rues de Kigali (par avion naturellement , Kigali-Bruxelles à pied c’est périlleux), les journalistes débarquant après la coupe du monde aux USA, les autorités rwandaises jugeant le tableau assez éloquent quand à la sauvagerie du génocide perpétré donnant aux chiens des têtes d’alcolo alsacien , des ventres à ras du sol rassasié de cadavres langeant les trottoirs de Kigali, décident d’organiser « des chasses aux chiens » et là ! Tu ne reconnais plus : ni les murs ! Ni les rues ! (Merci Charles) Celles qui ont vu ta jeunesse et celles qui ont fait ta grande bêtise de porte drapeau de végétarien circonscris (l’adjectif « circonscris » est employé pour une raison non déterminée !)

Et puis sérieusement, entre nous, pourquoi se prendre la tête pour des bêtes ? (comme leurs noms l’indiquent : ils sont bêtes !)

Tiens, l’autre jour, rentrant dans un débat sans fin sur le sujet, face à un vertébré malin et détenant une info selon laquelle je suis un fervent amateur de gras , celle de foie , si oui ou non les canards souffraient de leur gavage, pris dans la tourmente de 6 verres de trop , je m’appliquai à démontrer que les canards sont cons , et pour appuyer ma thèse, j’ai pris un panel de 25 canards , des quatre coins-coins du monde , et je leur ai posé une question toute simple « que pensez-vous de la convergence démographique Nord-Sud et de son impact sur la nouvelle donne économique mondiale ? » , figurez-vous qu’aucun des canards n’a été en mesure de formuler une réponse claire , et pire !!

Ils ont poussé le ridicule jusqu’au bout, et au lieu d’avouer leur ignorance en toute dignité, ils simulèrent une surdité générale et s’acharnèrent tous en chœur « quoi? Quoin? Quoin? »

Moi, on me l’a fait pas ! J’ai compris qu’ils n’en savaient rien !

Personnellement, je ne connais de meilleure jouissance, hormis celle de se farcir une dinde (appelé aussi : femme), que celui de mâchonner, mâchouiller, mastiquer et croquer dans une côtelette bien sanglante, une tranche de Jambon qu’elle soit de Bayonne ou d’ailleurs (la tranche de Jambon pas la dinde), une bécassine! Avec les intestins bien trompés dans du champagne, une langue de chat à la crème (au sens propre pas le biscuit, c’est une recette de mon ami « Lil Chu »), que c’est bon de manger de la viande, c’est bandant je trouve, faut dire qu’il ne m’en faut pas beaucoup pour…

Alors moi, les retraités qui n’ont plus toutes leurs dents pour en profiter et qui partent en vacances dans un camping en Hollande (cités précédemment, toujours dans le cadre du profil des saints défenseurs de la cause pourrie) je m’en fous ! , ils n’ont qu’à réviser leurs doctrines et réfléchir trois fois (soit une fois de plus que deux fois) avant de se procurer du thé chez un marchand londonien qui importe de l’herbe chinoise, cueilli par une fille de 8 ans qui couche avec son père.

Moi, on me la fait pas ! J’ai compris qu’ils n’en savaient rien!   

 

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